L'art de la calligraphie japonaise

Le Shodo n'est pas seulement une forme d'art très appréciée au Japon, c'est à la fois une compétence et une esthétique. La profondeur de la beauté de la calligraphie est le résultat de diverses techniques accompagnées d'un flux de pinceau et d'encre, essentiellement avec un silence intérieur et une concentration spirituelle.

Calligraphie japonaise : son histoire et ses origines depuis la Chine

L'art de la calligraphie japonaise est né en Chine et est arrivé au Japon au 6e siècle, en même temps que les méthodes de fabrication des pinceaux, de l'encre et du papier. A cette époque, la calligraphie était un élément essentiel de l'éducation des membres des familles nobles au pouvoir.

L'art de la calligraphie au Japon

Après plus d'un millénaire, le Shodo est toujours activement pratiqué à travers le Japon par des personnes de tous âges. Les enfants l'apprennent en classe, et les couloirs des écoles élémentaires à travers le Japon sont décorés avec des calligraphies audacieuses. Les professionnels rivalisent pour que leurs œuvres soient sélectionnées pour des expositions nationales et gagnent des revenus réguliers grâce à des pièces commandées pour des restaurants traditionnels ou des amateurs de l'art.

Exposition de calligraphie japonaise

Au fil du temps, l'art s'est également répandu parmi les gens ordinaires. De nos jours, la calligraphie n'est pas seulement un art à admirer ; les gens l'utilisent pour écrire des cartes de Nouvel An et dans d'autres situations de leur vie quotidienne.

Les adultes le pratiquent comme passe-temps en groupe ou à la maison, en y gagnant une paix comparable à l'aquarelliste à son chevalet ou au jardinier paysagiste en taillant ses topiaires. Cependant, il serait erroné de penser que le Shodo n'est qu'un simple moyen d'expression artistique.

Peut-être plus que toute autre pratique traditionnelle, la calligraphie au Japon reste vivante et bien vivante. Bien qu'aujourd'hui les gens écrivent moins, la plupart des Japonais apprécient encore les subtiles courbes produites par le maître Shodoka, qui sont des membres vivants d'un héritage aussi long que l'histoire du Japon lui-même.

Les débuts de la calligraphie japonaise

L'art du Shodo est né en Chine et est arrivé au Japon au 6e siècle, en même temps que les méthodes de fabrication des pinceaux, de l'encre et du papier. A cette époque, la calligraphie était un élément essentiel de l'éducation des membres des familles nobles au pouvoir.

C'est le bouddhisme qui a contribué à l'essor de la pratique de la calligraphie. La religion s'est répandue et, avec elle, la pratique de copier les sutras qui formaient le canon bouddhiste Mahayana. Avec des échanges culturels supplémentaires entre le Japon et la Chine dans la seconde moitié du premier millénaire de notre ère, la calligraphie japonaise a vraiment commencé son histoire.

C'est cette période qui a vu aussi les premiers grands calligraphes, ou Shodoka, du Japon. Un groupe de trois de cette époque est appelé Sanpitsu, littéralement, les trois pinceaux. L'un d'entre eux était un empereur et l'autre un noble bien-voyageur, mais c'est le troisième qui mérite une attention particulière.

Le moine bouddhiste Kobo-Daishi a élevé la calligraphie au rang d'art avec une maîtrise parfaite du mouvement

Un moine nommé Kukai (aussi connu sous le nom de Kobo-Daishi) a été le fondateur du bouddhisme Shingon. Il était si célèbre pour son habileté avec le pinceau que deux proverbes se référant à ses capacités survivent encore aujourd'hui. Le premier traduit par Même le pinceau de Kobo glisse, et il se réfère à la façon dont les maîtres peuvent faire des erreurs. Le second, Kobo ne choisit pas son pinceau, rappelle que le meilleur artiste peut se contenter de matériaux imparfaits.

L'écriture artistique des caractères revêt une importance particulière pour le bouddhisme zen. Le mot zen fait référence à la méditation. Bien que beaucoup pensent aujourd'hui à la méditation comme quelque chose qui se fait en position assise, la méditation est un état d'esprit qui peut être accompli dans n'importe quelle activité. L'importance mise sur l'utilisation des espaces vides pour créer un équilibre rappelle particulièrement les conceptions du Yin du Yang et de la coordination qui existe entre les deux.

La calligraphie et l'art de peindre au Japon

La peinture au pinceau née de la puissance de son inspiration de base. Dans la peinture au pinceau, les thèmes de la nature sont souvent le sujet. Les oeuvres naissent de la puissance de l'inspiration de l'artiste. Mais ils n'essaient pas d'imiter, de copier ou de maîtriser la nature.

Ils en apprécient plutôt tous les aspects et apprécient chaque processus naturel. Ils recherchent l'harmonie avec l'univers par la communion avec toutes choses.

La beauté artistique réside le plus souvent dans ce qui est naturel et qui a de la personnalité.

Si l'on regarde ces peintures à loisir avec la pensée et le cœur ouvert, leur signification intérieure deviendra lentement apparente. Et c'est en celà qu'il y a de nombreux liens entre la calligraphie japonaise et l'art du sumi-e.

Les artistes japonais apprennent à peindre en copiant les peintures des anciens maîtres, coup par coup. Ce n'est qu'après des années de copie qu'un artiste est encouragé à créer ses propres compositions. L'esprit de la scène, le KI, est reproduit de mémoire dans l'atelier de l'artiste.

L'art du sumi-e signifie littéralement peindre à l'encre. C'est assez différent du concept de peinture occidentale. Il s'agit de calligraphie pure. L'artiste doit communiquer son idée d'une manière directe, résumée et en quelques mots, c'est-à-dire, dans ce cas, en quelques lignes.

Peinture sumi-e d'une branche de cerisier sakura en fleurs

Beaucoup d'entraînement est nécessaire, beaucoup d'habileté et de concentration pour devenir un artiste sumi-e. Cette capacité n'est réservée qu'à un petit nombre. L'écriture est réalisée sur la base d'une compréhension profonde d'un sujet représenté par un sentiment intense.

Pratiquement, tout peut être représenté, des animaux aux figures humaines. Cependant les sujets traditionnels représentent souvent le règne végétal : chrysanthèmes, iris, orchidées, cerises sakura et pins sont souvent les préférés

Ce n'est pas seulement la façon dont un sujet est représenté qui compte ; si c'était le cas, les dessins deviendraient monotones et répétitifs, une fois qu'ils suivent des règles rigides. Cependant, il n'y en a pas deux qui se ressemblent. La composition est très importante et elle suit aussi certaines règles canoniques. Et la composition révèle l'âme de l'artiste, l'élégance et l'harmonie suprême qui culminent avec l'apposition sceau de l'artiste.